La Cézanne Cyclo Classic, c’est toujours bien

Début octobre 2026, il fait beau et chaud à Aix-en-Provence. On entre dans l’ancienne minoterie décorée de banderoles ; cafés à l’italienne sur la gauche, bières locales sur la droite ; au sous-sol Franck, coiffé de la gapette couleur bordeaux et rose ancien de l’édition précédente de l’événement, s’occupe de distribuer les sacs des participants. On est plus de 300 cette année. Le premier et le deuxième étage du bâtiment sont occupés par les exposants, les artisans du vélo. Ils sont venus de toute la France pour le weekend, avec selles, vélos, équipements et bagagerie.

Ce qui ressort principalement de ce lieu, ce sont les sourires. Les participants et les exposants sont heureux, car le premier jour on discute, on regarde, on échange, on note des idées et le lendemain on roulera tous ensemble, sur 60 ou 100 kilomètres, autour de la montagne Sainte-Victoire. C’est plus qu’un plus. C’est une excellente combinaison ces deux jours !

Sur l’itinéraire des 100 kilomètres avec 1400 m de dénivelé positif que j’ai parcouru, il y a principalement trois grandes montées, celle de Saint-Antonin, au sud de la montagne Sainte-Victoire ; la deuxième, ma préférée, juste après Pourrières sur une route sinueuse entre les rochers qui repart au nord et nous emmène au premier ravito bien venu.

Le Sambuc est le col du parcours, troisième montée, sur le chemin du retour direction Aix-en-Provence depuis Jouques, lieu du deuxième ravito. L’ascension du col du Sambuc, après 70 kilomètres de parcours est assez sportif, je peine un peu malgré la compagnie d’un jeune randonneur qui me raconte ses voyages en tentant de me distraire et de me faire oublier la fatigue. En pédalant, je regarde en détails sa bécane, une Surly, vert pâle, avec porte-sacoches faits à la main. Il y a dans cet événement un maximum de bécanes intéressantes, autant de personnes sympathiques. Au sommet du Sambuc, quelques cyclistes discutent en attendant les copains et les copines, toujours en souriant. Il n’y a pas vraiment de performance à réaliser, seul le plaisir de se balader à vélo est important. Puis on repart direction le point d’arrivée, l’ancienne minoterie.

Après la descente de 15 kilomètres sur la ville, les bicyclettes des participants déjà arrivés sont désormais parquées dans la cour devant le bâtiment, entourés de hauts bambous. De leurs côtés, les randonneurs discutent, se relaxent, mangent, boivent un canon. On se salue, on se félicite, il y a aussi les résultats des deux concours d’élégance (vélo ancien et vélo moderne) et la loterie festive animée par Gabriel Refait, l’organisateur de la Cézanne Cyclo Classic. Et tout d’un coup c’est fini, mince, c’était vraiment bien.

Lucie Malas