Martin de Radkurier24 à Münich a répondu à quelques questions sur le métier de cyclo-messager en temps de canicule.
Comme coursier à vélo quelles mesures avez-vous prises ou quelles idées avez-vous trouvées pour faire face à la canicule?
Quand il fait très chaud, j’ai toujours au moins deux litres d’eau avec moi. L’important, c’est de boire de manière préventive : quelques gorgées toutes les 20 à 30 minutes, même sans avoir soif. Car quand la soif se fait sentir, c’est alors déjà pour ainsi dire trop tard : on court derrière le besoin s’hydrater, sans parvenir à le satisfaire. Aux feux rouges, je cherche délibérément un coin ombragé pour patienter. Ça peut paraître banal, mais avec de telles températures, chaque mètre d’ombre fait une différence notable. Sur les routes dégagées et ensoleillées, je roule souvent un peu plus vite pour que le vent apparent me rafraîchisse un peu. Par contre, dès que j’arrive dans des rues ombragées, je ralentis pour laisser mon corps respirer et s’imprégner de la température plus basse.
Et voici une petite astuce : en glissant des blocs réfrigérants dans votre sac à dos ou votre sac de coursier, vous maintiendrez votre eau bien au frais toute la journée. À quoi ressemblait la journée d’un coursier à vélo dans ces conditions ? Honnêtement : c’est dur. Mais si l’on écoute son corps et que l’on s’accorde consciemment de petites pauses, c’est tout à fait faisable. L’essentiel est de trouver son propre rythme et de ne pas rouler fort à tout prix.
A-t-il été possible d’adapter les horaires de travail ?
C’est l’un des grands avantages de travailler chez Radkurier24 : nous sommes tous indépendants et décidons nous-mêmes quand et combien de temps nous travaillons. Avec cette chaleur, cela signifie pour moi que je peux adapter mes horaires de travail de manière flexible en fonction des températures de la journée – par exemple, commencer plus tôt ou lever le pied en milieu de journée. Cette flexibilité a vraiment été inestimable pendant cette vague de chaleur.
Quels éléments ont réellement été affectés par la chaleur (kilomètres parcourus par jour, consommation d’eau, autres) ?
Je parcours chaque jour entre 50 et 100 kilomètres. Avec cette chaleur, j’ai besoin d’au moins trois litres d’eau, parfois même plus. Les petites fontaines bleues disséminées un peu partout dans la ville sont vraiment très utiles : je peux y remplir gratuitement mes bouteilles vides tout en me rafraîchissant un peu.
Après une semaine de canicule : ressentez-vous des effets sur votre corps ?
En tout cas, j’ai un superbe bronzage – et cela, sans avoir pris un seul jour de vacances ! (rires).
Le matériel en a-t-il également souffert ?
Non, pas du tout.
Y a-t-il des anecdotes particulières à évoquer ?
Il y a eu jusqu’à présent assez peu de moments vraiment drôles – vu les températures, difficile de se marrer. Mais ce qui m’a vraiment fait plaisir, c’est que presque tous les clients m’ont spontanément proposé un verre d’eau fraîche. Cela montre que les gens font preuve d’empathie et comprennent notre travail dans ces conditions. Je pense que c’est aussi l’une des valeurs défendues par Radkurier24 : un contact honnête et direct entre les coursiers et les clients. C’est justement dans ce genre de situations exceptionnelles que cela se remarque particulièrement.
Merci à Martin.
Radkurier est présent en Allemagne, en Suisse et en Autriche.


